CHUT ! N°11 - SEPTEMBRE 2019

SOMMAIRE :

LE

TRAVAIL

« La réforme de Pôle Emploi"
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QUALITÉ DE VIE

"Revenir travailler, après ses Congés d’été" ?

SO

CI

ÉTÉ

« Vrai ou "Fake News" ?

SO

CI

AL

"La réforme des retraites : ce qui se prépare..."
"Élections  des Représentants salariés au Conseil d'Administration LCL" 

ÉLECTIONS DU 10/09/2019 14h00 au 12/09/2019 14h00

 

LE

TRAVAIL     La réforme de Pôle Emploi

 

Depuis toujours, l’homme travaille essentiellement pour vivre et gagner sa vie. Mais aujourd’hui, le choix du métier, celui qui rend heureux, a pris une place prépondérante. Ne travaille-t-on pas mieux quand on exerce un métier qui passionne et surtout  lorsque les conditions dans lesquelles on l’exerce sont bonnes ?

L’évolution des droits au chômage qui entre en vigueur le 1er novembre 2019, facilitera-t-elle la démarche des salariés désireux de franchir le cap du changement professionnel  ?

DROIT AU CHÔMAGE POUR LES SALARIÉS DÉMISSIONNAIRES
(dès le 01/11/2019) :

 

POUR RÉALISER UN PROJET PROFESSIONNEL (une reconversion, une création ou  une reprise d’entreprise) : 
il faudra justifier de 5 ans d'ancienneté au service de son employeur. Ce droit sera renouvelé tous les 5 ans, soit 8 fois sur une vie professionnelle de 40 ans.

 

POUR RAISON PRIVÉE : Suivre son conjoint qui change de lieu de résidence, pour exercer un nouvel emploi. Le mariage ou Pacs lorsqu’il entraîne un changement de lieu de résidence (il faudra moins de 2 mois entre la date de la démission et la date du mariage ou Pacs).

 

POUR MOTIF PROFESSIONNEL : Rupture pour non-paiement des salaires (à justifier avec une ordonnance de référé). Mettre fin à son contrat de travail suite à un acte susceptible d'être délictueux (avec plainte  déposée auprès du Procureur de la République). Rupture pour cause de changement de résidence  suite à une situation de violences conjugales (avec plainte auprès du Procureur de la République).

 

=>LE NIVEAU D'INDEMNISATION SERA IDENTIQUE À CELUI AUQUEL ONT DROIT LES AUTRES DEMANDEURS D'EMPLOI.

DROIT AU CHÔMAGE POUR LES TRAVAILLEURS INDÉPENDANTS (dès le 01/11/2019) :


Pas de cotisation supplémentaire pour en bénéficier. Mais un revenu devra avoir été généré, d’un montant minimum de 10.000 euros par an sur les 2 dernières années précédant la liquidation judiciaire.

 

=>LE MONTANT DE L’INDEMNISATION SERA DE 800  EUROS PAR MOIS PENDANT 6 MOIS.

ACCOMPAGNEMENT DES SALARIÉS DÉMISSIONNAIRES DANS LEUR PROJET PROFESSIONNEL (dès le  01/01/2020) :

Il sera gratuit et assuré par le Conseil en Evolution Professionnelle (CEP).

 


ACCOMPAGNEMENT DES NOUVEAUX INSCRITS À PÔLE EMPLOI (dès le 01/01/2020)  : 
Deux demi-journées intensives avec Pôle emploi, déployées dans les 4 premières semaines qui suivent l’inscription à Pôle Emploi.

ACCOMPAGNEMENT DÉDIÉ AUX TRAVAILLEURS PRÉCAIRES Pour les salarié(e)s en situation de cumul ou d'alternance prolongés entre emploi et chômage.
L’accompagnement sera confié à des opérateurs privés et sera assuré le soir et le week-end.

FORMATION SUR-MESURE (dès le 01/01/2020)  : 
Les demandeurs d'emploi qui reçoivent une proposition d'emploi stable bénéficieront d'une formation sur mesure pour mettre à niveau leurs compétences.

 NOUVELLES AIDES POUR ENCOURAGER LES DEMANDEURS D'EMPLOI À RÉPONDRE À UNE OFFRE D'EMPLOI (dès 2020) :  Ces aides concerneront la garde d'enfant ou  la mobilité.

À TRAVAIL ÉGAL, ALLOCATION ÉGALE (dès le 01/04/2020) :

Des indemnités chômage  calculées sur le revenu mensuel moyen du travail et non sur les seuls jours travaillés comme actuellement.

DURCISSEMENT DES CONDITIONS D'ACCÈS À L'ASSURANCE CHÔMAGE (dès le 01/11/2019) :

La durée de cotisation sera relevée à 6 mois sur les 24 derniers mois et le seuil de rechargement des droits passera de 1 mois à 6 mois.

 

 

DÉGRESSIVITÉ DES INDEMNITÉS VERSÉES AUX SALAIRES LES PLUS ÉLEVÉS (dès le 01/11/2019) :
Pour les revenus supérieurs à 4500€ bruts, l’indemnisation chômage sera réduite de 30% dès le 7ème mois de chômage. Une indemnisation plancher sera fixée à 2.261 euros nets.

Ne concerne pas les salariés âgés de 57 ans ou plus.

Le Compte Personnel de Formation  (CPF) qui vous suit tout au long de votre vie professionnelle, peut financer  tout ou  partie des formations dont vous pourriez avoir besoin.

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QUALITÉ

DE VIE

AU TRAVAIL    REVENIR TRAVAILLER APRÈS SES CONGÉS D'ÉTÉ

 

Terminés les longues siestes à l'ombre dans le jardin ou sur la plage, les apéros jusqu'à pas d'heures avec vos amis. Demain, après trois semaines de farniente et de déconnexion, vous reprenez le chemin du bureau.

Alors, quelques conseils pour réussir à amorcer votre retour au travail en douceur.

Une bonne idée de préparer ses affaires en mixant, pièces estivales et les incontournables de votre dressing de bureau.

Vous pourrez ainsi vous accorder un petit moment rien qu'à vous juste avant de vous jeter dans le grand bain du boulot.

Qui dit retour de vacances, dit shopping de rentrée et nouveaux projets au boulot. Autant de bonnes raisons d’avoir le sourire aux lèvres.

Vous pourrez y débriefer, sans stress, les dernières avancées du dossier X et surtout vous informer sur les dernières nouvelles du service.

Inutile de surcharger la semaine de votre retour et de vous sentir à nouveau "sous l'eau ». Programmez vos réunions la semaine qui suit.

Mieux vaut ne pas attendre le dernier moment pour faire le tri dans vos mails  et vous y atteler dès le jour de votre retour.

Reprenez l’organisation de vos prochaines journées de travail afin d'optimiser vos heures au bureau et avoir une vue d'ensemble sur la semaine qui s'annonce.

Ne vous épuisez pas dès le premier jour de travail à  faire des heures supplémentaires. Retrouvez vos amis, votre conjoint ou profitez de vos enfants.

Sources : terrafemina.com

CHEZ LCL, SI VOUS SOUHAITEZ EXERCER DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES, VOUS DEVEZ, AU PRÉALABLE, PRÉVENIR VOTRE MANAGER AFIN D'ÊTRE ASSURÉ(E) QU'IL VOUS LES VALIDE.
POUR TOUT SAVOIR SUR LES HEURES SUPPLÉMENTAIRES,

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SOCIÉTÉ   VRAI OU "FAKE NEWS" ?

 

Les « fake news » ou « fausses nouvelles intentionnelles » sont des pratiques anciennes.
Infos fabriquées, nouvelles truquées, elles peuvent ressembler à de vraies informations.
Avec l’ère du numérique et des réseaux sociaux, elles ont pris, ces dernières années, une nouvelle vigueur.

UN PEU D’HISTOIRE… D’après Robert Zaretsky (historien américain), les mensonges éhontés font partie du discours politique depuis l’antiquité grecque et romaine. Ils avaient pour but de nuire à la réputation de l’empereur.
Plus proche de nous, sous l’ancien régime
« les libelles », étaient des textes satiriques écrits par des hommes qui ne trouvaient pas leur place et voulaient déstabiliser le régime en place. Certains de ces écrits auraient même, d’après l’historien Robert Damton, largement contribué au déclenchement de la Révolution de 1789.
Avec les « fake news » de l’époque, naissent les « canards » déchaînés, feuilles vendues à la criée dans les rues de Paris, décrivant des faits divers imaginaires, comme par exemple la capture du monstre chimérique au Chili en 1780 ou des faits à sensation lorsque le journal new-yorkais « The Sun » décrit, en 1835, la découverte de formes bizarres de vie sur la lune….

AUJOURD’HUI, les « fake news » naissent de motivations diverses, souvent calomnieuses et diffamatoires  : propagande, publicité électorale, canulars… Des idéologies et des théories conspirationnistes diffusent également de fausses informations et se déploient sur internet.
L’internaute partage sur Facebook l’info qu’il reçoit, souvent sans la vérifier,  la retweete et le phénomène prend de l’ampleur. De fausses informations tournent ainsi en boucle pendant des semaines avant que quelqu’un ne pointe du doigt la désinformation. 

 

 

TOUS VICTIMES DE LA DÉSINFORMATION ! Cependant, selon une étude BVA réalisée en mars 2018, 83% des moins de 35 ans s’informent principalement sur internet et les réseaux sociaux, sur lesquels les fake news fleurissent.

L’ÉCOLE DOIT-ELLE INTERVENIR ?  Le canton de Genève est pionnier dans l’éducation aux médias. Un cours existe depuis près de cinquante ans. Des professeurs, tous volontaires, sont formés à éveiller l’esprit critique des élèves, en plus de l’enseignement de leur matière. Ils leur apprennent à démêler le vrai du faux, à recouper les informations, à vérifier s’ils peuvent faire confiance à tel site Internet ou à tel blogueur, à décoder les images, la musique qui accompagne un pseudo-reportage ou l’intonation d’une voix off… Alors, pourquoi pas en France ?

 

POUR SE PRÉMUNIR, INTERROGEONS-NOUS : Quel est l’auteur de l’information ?
Est-ce un expert sur le sujet ?
Relate-t-il des faits ou exprime–t-il son opinion ? Quelle est la nature du site et de son éditeur ?
Son objectif est de vendre, informer, militer,
convaincre, faire peur ?
D'où vient l’info ? A-t-elle été publiée ailleurs ?
De quand date-t-elle ?
Présente-t-elle des détails incohérents ?
Que disent les commentaires des  internautes ?

Sources : site gouvernement.fr 

Divers sites de presse

Existe-t-il en France une loi républicaine qui
définit ce qu’est une fausse nouvelle et réprime pénalement son délit ?
VRAI. C’est la loi du 29 juillet 1881 (article 27) sur la liberté de la presse.

Sachez qu’une nouvelle loi devrait  bientôt voir le jour pour lutter contre la manipulation de l’information numérique.

 

 

SOCIAL   La réforme des retraites : ce qui se prépare !

 

Le rapport de la réforme des retraites remis au Premier Ministre le 18 juillet dernier, prévoit un système universel qui remplacerait les 42 régimes actuellement en place.

Une retraite calculée à partir du nombre de points acquis au cours de sa carrière, et non plus à partir du nombre des trimestres cotisés.
Des points acquis dès le premier euro cotisé qui donneraient les mêmes droits, quel que soit son statut professionnel…

Le principe d'un régime par répartition serait conservé. Les cotisations versées aujourd'hui continueraient de payer les pensions des actuels retraités. Les cotisations d'assurance retraite ne seraient donc pas supprimées et continueraient à être prélevées sur les salaires.

QUI SERAIT CONCERNÉ  PAR LA RÉFORME ?
Toute personne née à compter de 1963 et dont l’âge légal de départ en retraite (soit 62 ans) sera atteint à compter du 1er janvier 2025.

 

QUEL ÂGE POUR PARTIR ?
Il serait toujours possible de partir en retraite à 62 ans mais il s’agirait en fait d’un âge minimal. L’âge du taux plein serait de 64 ans à partir de la génération 1963.

 

LE CALCUL DES PENSIONS ?
La pension de retraite serait calculée en fonction du nombre de points acquis durant sa vie active.  Les points seraient acquis dès le premier euro. L’intégralité de sa carrière et de ses revenus allant  jusqu’à 120.000 euros (soit 3 fois le plafond de la sécurité sociale) seraient pris en compte pour calculer le nombre de points.
Exemple : 100€ cotisés donneraient 5,5€ de retraite par an.
Pour un salaire moyen de 1813,35€ net par mois, la pension obtenue serait de 1265 € net pour 43 années de carrière.
Les droits acquis dans l’ancien système seraient garantis à 100%, sans surcote et sans décote.

 

LES TRÈS HAUTS REVENUS PÉNALISÉS ?
Le calcul des pensions serait basé sur 120.000€ de revenu au lieu des 320.000 € brut annuel d'aujourd’hui.

LES CARRIÈRES COURTES ET HACHÉES ?
Le minimum de pension de retraite serait revalorisé et porté à 85% du Smic net. Aujourd’hui, il représente 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs.
Création de points de « solidarité » pour les périodes d’inactivité subies : chômage indemnisé, maternité, maladie et invalidité. La valeur de ces points serait la même que les points de retraite dits classiques ». Instauration d’un âge d’équilibre à 64 ans pour toucher une retraite à taux plein. Actuellement, ceux qui n’ont pas assez cotisé doivent travailler jusqu’à 67 ans pour ne pas subir de décote.

LES CARRIÈRES LONGUES,  LES TRAVAILLEURS HANDICAPÉS
ET LES ASSURÉS EN INCAPACITÉ PERMANENTE ?

Le dispositif actuellement en cours ne changerait pas.
Pour les carrières longues, le calcul de la pension de retraite serait adapté afin que les futurs retraités ne soient pas pénalisés.
Exemple : Un assuré qui part à 61 ans au titre d’une carrière longue aurait ainsi la même valeur de service qu’un assuré partant la même année à 65 ans.

LA PENSION DE RÉVERSION ?
Un dispositif unique serait créé afin de garantir 70% de la retraite du couple.

LES DROITS FAMILIAUX ?
Une majoration de 5% dès le 1er enfant serait prévue. Elle serait partagée entre les 2 parents et à défaut, accordée à la mère. Une majoration de 15% serait prévue pour les parents de 3 enfants puis 20%  pour ceux ayant élevé 4 enfants.

LE CALENDRIER DE LA  RÉFORME ?
Le projet de loi doit être présenté en Conseil des Ministres à l’automne 2019, puis au vote des parlementaires en 2020 pour une entrée en vigueur en 2025.

Sources  : www.lesechos.fr et autres médias numériques

À la retraite de base s’ajoute la retraite complémentaire AGIRC/ARRCO. Retrouvez ce sujet dans notre magazine CHUT! d’octobre 2018

De plus, l’épargne collective  peut améliorer votre retraite : c’est le cas du PEE. VOIR LA FICHE PRATIQUE

et du PERCO. VOIR LA FICHE PRATIQUE        


Pour info, de nouveaux produits d'épargne retraite devraient voir le jour en octobre prochain.

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